Pick up Production présente

Hip Opsession

Aux origines de
Hip Opsession

Après les festivals Énerg’hip-hop, piloté par l’Olympic fin des années 1990 et aux débuts 2000, et Break Up!,co-dirigé artistiquement par KLP Crew et Pick Up Production en 2004 pour fêter les 10 ans de la compagnie de danse hip hop nantaise HB2, un nouveau festival hip hop voit le jour à Nantes en 2005 : Hip Opsession.

Hip Opsession, c’était… 

Né en 2005 à Nantes, Hip Opsession était au démarrage un événement local, porté par une poignée de passionné·es, dans un contexte où le hip hop était encore peu visible, peu reconnu, trop souvent cantonné à des marges institutionnelles. 

Dès les premières éditions, quelque chose se met en mouvement.
Avec peu de moyens, beaucoup d’énergie et une dynamique collective forte, le festival devient un espace où l’on ouvre le cercle, où l’on expérimente, où l’on rassemble. Une aventure construite pas à pas, portée par l’association Pick Up Production, en lien étroit avec les artistes, les lieux, les activistes hip hop et les acteur·rices du territoire.

Au fil des années, Hip Opsession a fait boule de neige et s’est imposé parmi les rendez-vous majeurs de la culture hip hop en France et en Europe, tout en reste fidèle à une conviction fondatrice : 
faire circuler le hip hop dans toutes ses formes d’expression, et le rendre accessible à toutes et tous, avec la volonté de défendre un mouvement culturel ouvert.

Rap, DJing, beatbox, bboying, danses debout, graffiti, performances, expositions, battles, spectacles, conférences, projections, ateliers…

Le festival a toujours défendu une culture hip hop ouverte, pluridisciplinaire et vivante, parfois loin des cadres figés. Un espace de dialogue aussi, entre l’outdoor et l’indoor, entre transmission et découverte, entre figures emblématiques, scènes locales et artistes émergents.

Hip Opsession n’a jamais cherché à figer le mouvement, mais à l’accompagner, à observer ses mutations, ses contradictions, ses élans. À rester attentif à ce qui se transforme, sans oublier d’où il vient.

Un espace, pas une vitrine

Hip Opsession n’a jamais été pensé comme une fin en soi.
Mais comme un espace de passage.
Un terrain d’expression, de transmission et de rencontre, au service d’un mouvement plus vaste que lui.

Nomade par essence, le festival a investi, année après année, de nombreux lieux de la métropole nantaise : scènes intimes et emblématiques, salles de spectacles, maisons de quartier, lieux non dédiés, espace public… Une façon d’inscrire le hip hop dans la ville, dans ses circulations, dans ses réalités sociales et culturelles.

Cette itinérance racontait aussi une vision :
celle d’un hip hop ouvert, accessible, qui ne se replie pas sur lui-même et continue de dialoguer avec d’autres mondes.

Rester vrai

Au fil des années, le hip hop a gagné en visibilité, en reconnaissance, en professionnalisation.
Les danseur·ses investissent les scènes nationales, le rap est devenu une musique mainstream, le graffiti a trouvé sa place dans les galeries.

Cette reconnaissance était une victoire.
Mais elle posait aussi une question centrale : comment rester fidèle à l’esprit du hip hop quand le mouvement se diffuse, se fragmente, s’individualise ?

À Hip Opsession, nous avons choisi de continuer à croire aux valeurs fondatrices :
Paix. Amour. Unité. Le plaisir d’être ensemble.
Des mots simples, parfois jugés naïfs, mais essentiels.

Rester vrai pour nous, c’était programmer du old school sans rester figé, accompagner les nouvelles générations, ouvrir le cercle aux non-initié·es, défendre la gratuité quand c’était possible, penser les before, les afters, les temps informels.

Une culture accessible, vraiment

Très tôt, Hip Opsession a fait de l’accessibilité un engagement central, et non un supplément d’âme.
Avec la conviction que le hip hop n’a de sens que s’il est partagé par toutes et tous.

Le festival est devenu un acteur pionnier en la matière : concerts rap audiodécrits, ateliers de danse, graffiti ou beatbox accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, battles de danse interprétés en Langue des Signes Française, équipés de dispositifs vibrants, et audiodécrits pour les personnes aveugles et malvoyantes.

Rendre Hip Opsession accessible, c’était rester fidèle à l’idée du hip hop comme espace d’émancipation, de rencontre et de dignité.

Ce qui faisait la magie Hip Opsession

Des programmations exigeantes et curieuses, un équilibre entre figures incontournables et nouvelles voix, une valorisation de la scène locale, et surtout…

Un public mélangé, intergénérationnel, familial, où les communautés hip hop, les amateur·rices, les curieux·ses et les habitué·es se retrouvaient, le temps d’un événement.

C’est là que résidait la magie Hip Opsession. Dans cette capacité à rassembler sans lisser.
À célébrer sans exclure.

Une aventure collective

Hip Opsession, ce sont vingt ans de rencontres, d’engagements, de collaborations. Le festival a été façonné par une multitude de personnes : artistes, publics, bénévoles, équipes, partenaires, technicien·nes, lieux, structures culturelles.

Une aventure profondément collective, ancrée dans son territoire, attentive aux circuits courts, aux pratiques responsables, aux manières de faire ensemble.

Aujourd’hui, le cycle s’achève.
Mais ce qui a été semé continue de circuler ailleurs.Hip Opsession n’était qu’un passage.
La route continue.

Avec une gratitude profonde pour toutes celles et ceux – partenaires institutionnels et privés, lieux et structures culturels, médias, activistes hip hop, bénévoles – qui ont rendu cette aventure possible.